
Jean Hamel, fils de Charles et de Judith Auvray, est né en France en 1652. Il avait 4 ans à son arrivée au Canada. Il épousa Christine-Charlotte Gaudry, dit Bourbonnière, (elle avait 16 ans) le 16 février 1677.
(Greffe Rageot). Nouvelle absence de registre.
L'année précédente, il travaillait à Champigny pour Nicolas Bonhomme qui lui avait promis
une de ses deux habitations.
Après son mariage, il choisit la concession de l'est, mais le 27 mai 1677, il l'échangea pour celle de l'ouest.
(Z. Paquet).
On peut voir la terre de Jean sur le cadastre de 1685. Elle était entre celles de Nicolas Bonhome et de Samson. (Hist. de N.D. de Sainte-Foy).
C'est à cet endroit que naquit la 3e génération des Hamel; en effet, Charles-Joseph fut baptisé le 11 août 1679, en l'église de Saint-Michel, située dans l'anse de Saint-Michel
de Sillery. Il est décédé après 1757.
Jean Hamel y demeura 4 ans et vendit son lot de Champigny à Louis Moreau, le 26 avril 1688 (Greffe Rageot) pour s'établir définitivement à Sainte-Croix de Lotbinière.
Jean Hamel "devait devenir un des hommes les plus marquants de Lotbinière" (Z. Paquet).
Il s'engagea envers le Seigneur René-Louis Chartier de Lotbinière, conseiller du Roi, à être le gardien de son manoir et fermier de son domaine.
Il peut "jouir des maisons, terres, pêcheries et autres choses portées au dit bail à ferme". Il entra dans le manoir
seigneurial au début de novembre 1681.
(Bail à ferme de M. Lotbinière à Jean Hamel. Greffe G. Rageot, le 17 juillet 1681).
Le 24 juin 1684, Jean remit à son père la somme promise en 1676 de 260 livres tournois.
Pour récompenser le travail de son fermier, le Seigneur de Lotbinière lui concéda, le 24 novembre 1684, "une terre de 14 arpents de front sur le fleuve Saint-Laurent par 30 arpents de profondeur" située entre "les lots de Jean Beaudet et de Jacques Gauthier" père d'Angélique, mariée à
Charles-Joseph Hamel, le 27 juin 1701. (Contrat Rageot).
De cette dernière union naquirent 10 enfants, dont Jean, né vers 1710 à Sainte-Croix et marié en premières noces à Angélique Baury, dit Grandmaison, le 20 février 1730 à Saint-Sulpice et en secondes noces
à Catherine Végeart, dit Labonté, le 3 octobre 1735 à Verchères.
Le 28 décembre 1695, "Les Religieuses Ursulines concédaient à Jean Hamel 10 arpents de front sur 40 de profondeur à prendre sur leur concession du Platon Sainte-Croix".
Et, le 13 février 1698, "Les Religieuses lui accordaient encore au bout de la première, 5 arpents de front sur la même profondeur" (Greffe Chambalon) (Voir le cadatre Catalogne 1709).
Par conséquent, en 1698, Jean Hamel possédait 80 arpents de
longueur (3 milles) sur le Platon Sainte-Croix, de la grève du fleuve en allant vers le sud. (Situés entre Sainte-Croix et Saint-Louis de Lotbinière).
Ce vaillant défricheur est décédé vers 1709, à l'âge de 57 ans. Christine-Charlotte, après lui avoir donné 10 enfants
s'éteignit à son tour le 15 septembre 1729 à l'âge de 69 ans. Son corps repose dans le
cimetière Sainte-Croix.
Leurs descendants se sont multipliés dans le comté de Lotbinière, la région de Trois-Rivières, les Cantons de l'Est et jusque dans la plaine du Richelieu et les six états de la Nouvelle-Angleterre.
La terre que possédait Charles Hamel, père, en 1662, est située encore aujourd'hui dans Sainte-Foy, à gauche du Boul. Rougemont ou Henri 1V, en sortant du pont Pierre Laporte. Elle se trouve entre le Chemin Sainte-Foy et le Boul. du Versant Nord qui comprend les rues Route de la Suette, Brisson, Père Dollier, Milleret, Alsace, Rosewood, Nancy et Jonquière.
Les Hamel de la Normandie avaient sûrement pour ancêtres les
Seigneurs duHamel de la Picardie. La branche de Hamel-Bellenglise, no 9, ou Hamel-Péronne s'est détachée de la souche pour s'implanter en Normandie.
Voici in extrait: "Édition de ce dictionnaire, tome V, page
289 et suiv. d'après un Memoire envoyé alors, la Généalogie de la branche de Hamel, dont le chef est le Marquis de Hamel-Bellenglise de Grandrullecourt; mais un nouveau mémoire nous oblige de renvoyer au mot PERONNE,où nous rapporterons la Généalogie de cette Maison."
"Hamel (du). Famille noble de Basse-Normandie, qui a donné deux célèbres Avocats du Parlement de Paris, le premier, qui
fut un des plus habiles de son siècle, fut employé par Louis X1V pour travailler aux Ordonnances générales et eut, jusqu'à sa mort, la pension attachée à cette fonction. La Bruyère en fait l'éloge dans ses Caractères, page 221, 9e édit., il mourut à 50 ans. Le second, Henri, son fils, fut aussi un des premiers Avocats consultants du Parlement de Paris, quoique affligé de la privation presque totale de la vue, pendant presque 30 ans avant sa mort;
il mourut le 21 février 1744, 77 ans. (Voy. Moréri.)"
Source: Généalogie de la famille Hamel, 1656-1950 / Adrien Hamel.